L’icône Bébé

Je devais avoir l’âge de 12 ans la première fois  que j’ai vu Bébé. C’est simple je ne l’ai plus oublié jusqu’au moment où j’ai pu retrouver le titre du film et le revoir dix millions de fois à trouver autant de degré de signification derrière. Vous avez reconnu la référence? Oui oui Dirty Dancing (Rien d’un film d’auteur, j’avais 12 ans!).
A l’époque, le film m’avait aussi frappé pour sa bande son très 60’s qui va me poursuivre par la suite tant la claque aura été grande.
Il est souvent décrit comme un film pour midinette, autour d’un amour d’été d’une adolescente qui ne l’est plus vraiment. Certaines fans de Ryan Rosling se rappellent de cette incroyable scène où il refait le danse mythique pour séduire ses amantes d’un soir.
Voici la scène originale:
Une jeune fille qui décide de s’encanailler avec un bad boy qui va se révéler être un garçon très charmant : Le fantasme de toute femme (et oui si nous sommes bizarres voilà la raison). Bébé a surtout une relation de fille parfaite avec son papa parfait. Ce film explore ce passage indispensable de l’enfant à la femme quitte à rester quelques temps dans le stade « femme-enfant ».
Dans un monde qui sexualise de plus en plus tôt les jeunes femmes, apprécier ce passage devient de plus en plus difficile laissant place à des femmes-enfants s’accrochant à leur côté enfant car seul argument pour être pourrie-gâtée.
Il est normal pourtant de vouloir garder au fil des années le côté innocent, frais et rêveur de notre enfance mais le tout est de savoir avec qui! Barney Stinson (oui oui How I Met Your Mother est une référence culturelle valable) a bien théorisé (sic!) cela avec « who’s your daddy » (une petite pépite) :
Le personnage culte de Bébé a surtout montré que la première personne qui devait être capable de la voir comme une adulte était elle même. Celles qui se faisaient prendre par Barney avec la technique  « who’s your daddy » sont au contraire scotchée à cette étape (comme toutes les autres cibles de Barney d’ailleurs… à part Robin bien sûr mais passons). 
La femme-enfant a aussi quelque chose de fascinant pour un homme. Elle réveille l’instinct protecteur et lui donne de l’importance. D’où ma question: Faut-il se diminuer pour rassurer l’autre? Une Zahia / Nabila n’a physiquement absolument rien d’une enfant mais les mimiques boudeuses l’évoquent fortement. Alors que Bébé, dans sa recherche d’émancipation, avait une fraîcheur physique (les cheveux courts, une poitrine menue et des baskets) mais une détermination de fer pour arriver à son but.
L’être humain est fait de contradictions certes mais il est fascinant de voir l’évolution des représentations. A l’heure de la Working Girl assumée les représentations les plus affichées sont celles de femmes futiles aux formes voluptueuses (cherchez l’erreur). Je n’ose même pas imaginer quelles sont les références culturelles des petites filles de 12 ans de cette époque et de leur impact, ni de celles à venir…
(Rassurez-vous le prochain billet ne sera pas sur Grease ^^ )

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