Where is your limit?!!

La pudeur, ce terme incroyablement galvaudé.
Tantôt féminin quand il parle du corps, tantôt masculin quand il s’adresse aux émotions…
 
Je ne vais rien annoncer de révolutionnaire en disant que les réseaux sociaux ont exacerbé une part de nous même de voyeurisme et d’envie d’étalage de soi.
Après une période facebookienne forte, j’ai été tentée de disparaître plutôt depuis ces quatre/cinq dernières années. J’ai préféré réduire ma présence et le type d’activité que j’y réalisais. J’ai restreint fortement mes posts et je n’utilisais FB (pour les intimes) que pour discuter à des happy few. J’en avais marre de cette possibilité de discussion avec TOUT LE MONDE. Je ne m’imaginais pas adresser la parole à un ensemble de personne à qui j’ai accepté la demande d’ajout par politesse*. Certainement la première forme de pudeur…
 
Et puis Instagram a débarqué, son côté ludique et d’interaction directe avec une quantité de personne avec qui je pouvais partager des points communs (préférence culinaire, de mode, de lecture, de voyage…). Mais aussi et surtout, il permet de garder contact avec les gens qu’on aime et donner une illusion que l’on se côtoie chaque jour.
Il désinhibe encore plus que les autres réseaux avec le concept de compte privé.
On peut rester de simples spectateurs comme des acteurs actifs du réseau. Et j’ai commencé de manière timide en choisissant particulièrement mes abonnés. Par pudeur.
Mais pas seulement. Culturellement, la pudeur est ancrée avec un instinct de préservation « vivons cachés vivons heureux » (mauvais œil et compagnie).
Pour les besoins du blog, j’ai décidé pourtant de prendre mon courage à deux mains et de rendre public mon compte (OMG!!! Le saut dans le vide!). Je ne sais pas si cela vaut le coup. Mais cela m’a vraiment questionné sur ma limite/pudeur. Elle est relative et restreinte (non pas à cause de conviction religieuse). Elle peut paraître contradictoire pour une soi-disant bloggueuse à ses heures perdues. Mas il faut savoir vivre avec ses contradictions, elles nous définissent autant que nos valeurs bizarrement.
 
Mais la magie d’Instagram reste que l’on peut faire cet exercice d’équilibriste (sarcasme Sheldon!). On peut être tenté par le mimétisme (vu la quantité de photos en maillot de bain, au lever du lit…).
 
Mais la pudeur ne concerne par que nos corps, mais aussi nos sentiments. Les réseaux sociaux et particulièrement Instagram restent orientés vers la part « jolie » de la vie. Pas que le réseau le refuse, mais plus par cette pudeur émotionnelle… Enfin jusqu’au jour où les One Direction se sont séparés d’un membre de leur groupe et que la déferlante d’adolescents pleurnichards arrivent sur Twitter…
 
Moi pour l’instant je me contente de temps en temps de ce genre de photo sans forcément me contenter que de légende joyeuse.
 
 
J’ajoute que le titre fait référence exprès à où plutôt que quelle est votre limite. J’y ai pensé en mettant une robe plus courte que d’habitude cette semaine. J’étais particulièrement mal à l’aise. Je me sens rendue compte de la localisation précise que peut former la pudeur. Qu’on n’aime pas afficher certains membres de notre corps ou certains sentiments (ou pas), le plus simple c’est déjà de connaître cette limite :).
 
 
 

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